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 oriflammes (atlas)

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Nour Effner
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MessageSujet: oriflammes (atlas)   Lun 6 Fév - 18:48

ça fait quelque temps qu’elle les sent pas, ces gosses un peu étranges. ils ont beau avoir des gueules d’anges, presque l’auréole au-dessus du crâne, nour elle est pas dupe. elle en voit, quelquefois, qui rôdent pas loin du cinéma. elle saurait pas dire lesquels parce qu’ils se ressemblent tous. ils ont le même genre d’attitude désinvolte, c’est tous les mêmes vagabonds malhonnêtes. alors nour, elle est allée voir eve et nemo et elle leur a dit qu’elle soupçonnait quelque chose, qu’elle était presque sûre que y’avait un truc qui tournait pas rond. et elles, elles ont dit d’aller voir, qu’on savait jamais.
alors ce soir, nour elle est sortie.
elle les a épiés un peu de loin et puis dès qu’ils lui ont tourné le dos, elle les a suivis. ils marchent longtemps, putain. et elle, elle est fatiguée. nour, elle a une casquette noire sur la tête et la capuche rabattue par-dessus et à l’intérieur, elle pense. elle se demande qui ça peut bien être, ces gars-là, d’où ils peuvent bien sortir. ils ont pas l’air d’avoir les bras assez épais pour faire partie des nights owls ni la tête assez dure pour être de chez les serafim. c’est des ombres, ces gosses. et les ombres intriguent nour.
nour, elle a l’flingue caché dans le dos, rentré dans le pantalon et la main dessus, pour quand elle a peur. elle a les yeux rivés sur les trois farfadets qui marchent tranquillement, loin devant elle, et qu’elle quitte pas des yeux. mais à côté faut qu’elle repère où elle est si elle veut pas se perdre parce que mine de rien, dédale c’est grand, et nour elle a un sens de l’orientation vraiment pourri. ils empruntent des ruelles qui se ressemblent toutes, tellement qu’à un moment elle se demande s’ils l’ont pas remarquée et s’ils la font pas tourner en rond exprès, lui faisant prendre le même chemin pour rigoler.
c’est pas idiot. elle, elle l’aurait fait.
mais finalement ils débouchent dans une rue plus grande et ils ont toujours la même cadence feutrée et nour elle est rassurée. elle est sûre de pas être repérée. de toute façon s’ils la font chier elle en descend un. elle l’a jamais fait mais appuyer sur la gâchette c’est pas si compliqué. mais ils se retournent pas et ils tournent encore. à gauche, à droite. deux, trois fois. et puis au sortir d’une ruelle, le drame survient.
y’en a plus que deux.
PUTAIN. il est où le dernier ?
alors nour elle se retourne dans tous les sens, elle perd les deux autres gamins de vue. eux ils s’en fichent, ils partent sans elle. elle refait le chemin en sens inverse, elle prend des directions quelconques, se disant qu’elle réfléchirait plus tard.
et là, elle voit cette ombre. à l’autre bout de la ruelle qu’elle vient d’emprunter.
de carrure moindre, avec les cheveux un peu longs. est-ce une fille ou un garçon ? nour, elle jurerait reconnaître la forme des épaules ou quelque chose. c’est lui, qu’elle se dit, c’est le troisième.
elle a la main sur la crosse, nour. elle pourrait lui faire dire plein de choses si elle le voulait. les filles seraient contentes.
mais elle le fait pas.
nour, elle fait demi-tour et elle part en courant.
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Atlas Noor
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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Lun 6 Fév - 19:56

je regarde le cinéma avec le même dédain que d'habitude. y a rien qui se passe. j'en voudrait presque aux autres de me coller là. je soupire et je scrute les visages dans le coin. j'observe de loin. un peu en retrait. y semble pas y avoir de trucs anormaux. pour l'instant. je regarde mes deux compères, apparemment, va falloir y aller si on tient à être bons pour la soirée. on se casse, mais avant de me retourner, j'aperçois une silhouette gracile qui nous emboîte le pas. je glisse deux trois mots aux gars, on fait rien, on l'ignore. elle a pas l'air de connaître le coin, la silhouette. on distingue pas son visage mais clairement on sait qu'elle nous suit. des volets claquent dans les rues et des chats miaulent. je n'aime pas les chats. on traverse la rue, les voitures sont très peu présentes mais la chaussée est éclairée comme un grand boulevard. un instant et je l'émerveille des lumières, des vitrines un peu défaillantes. j'aimerai beaucoup m'arrêter mais c'est pas tellement le moment. elle est toujours derrière nous, cette ombre qui nous suit. elle commence à m'énerver. [color=#cc6666]je vais aller m'amuser, m'attendez pas et continuez.[/color=#cc6666] j'attrape mon couteau et je le fais tourner. enfin je vais pouvoir l'utiliser. je n'aime pas trop les armes à feu, c'est trop bruyant. je me décale dans une autre rue et je me retrouve à proximité de l'autre. de l'intrus. je sais qu'il est paniqué. j'avais pas remarqué le flingue. bon. alors que je m'apprête à m'élancer, je le vois détaler. alors je cours, moi aussi, à en perdre haleine. à ne plus voir que du flou autour de moi, voir des masses s'élargir et disparaître, dans une folle émeute d'ivresse. je le rattrape au tournant d'une rue. on se percute violemment, et je lui arrache son flingue. je me prends des coups mais tant pis. je cogne. j'ose pas le faire avec le couteau. je lui enlève la capuche et la casquette, et ai lieu d'un de ces tarés de je ne sais où, je découvre un visage merveilleux ou se noie douceur et peur, appréhension et curiosité. haine et douleur. je glisse mon couteau sous son joli menton, mais je ne tranche pas, je suis trop absorbé par ses yeux, qui me tourmentent, et de ses mains qui m'aggripent les bras avec véhémence mais fatigue. je sais pas trop pourquoi, cette fille m'absorbe. j'arrive pas à la poignarder. à la place, je l'empêche juste de se débattre. mais je lui fais sentir que ce qu'elle a fait n'était pas bien perçu. désolé de t'avoir frapée. je fronce les sourcils. j'ai mal à la jambe. bordel, qu'est-ce que tu foutais, tu voulais te suicider ou quoi ?

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Nour Effner
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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Lun 6 Fév - 22:51

elle court comme si sa vie en dépendait.
sa capuche tombe et elle prend pas le temps de la remettre. elle la sent qui pulse sur sa nuque au même tempo que pulse son cœur. un instant elle a l’impression d’avoir le diable à ses trousses et la seconde d’après elle se croit dans un jeu.
parce que nour c’est une polysémie à elle toute seule.
et puis d’un coup, sa course folle s’arrête. y’a le bitume qui l’écrase et elle se débat pour se relever. elle a les yeux ouverts mais c’est comme s’ils étaient fermés. elle voit rouge, elle gueule des insultes, elle se tortille dans tous les sens, essaie de choper l’autre avec ses jambes. elle s’en prend une dans la gueule qui la laisse un peu sonnée. ça lui donne le temps à lui de la désarmer et de lui enlever sa casquette. elle se sent comme un zoro sans son masque, le côté justicier en moins.
donc non, pas trop comme zoro en fait.
y’a un truc froid qui lui tâte le cou. nour, elle panique et elle bouge encore plus. LÂCHE MOOOI !! mais il la lâche pas et la lame de son couteau se fait plus froide à chaque cri, plus dure à chaque ruade. alors nour arrête tout.
et, le souffle encore court, fatiguée de ces journées trop longues, crevée qu’on la crève, elle dit plus rien, fait plus rien et y’a juste ses mains qui restent serrées autour du bras de l’autre.
instinct d’survie.
et d’en bas, elle le dévisage. parce que y’a qu’ça à faire de toute façon, qu’il faut faire passer le temps plus vite. comme ça quand elle se sera barrée, elle pourra le décrire aux filles. elles lui feront la peau, à ce p’tit con. elle le dévisage et puis, y’a comme un truc qui lui chatouille le cœur. elle se perd un peu dans l’infini de ses yeux et puis elle pense plus à rien. juste qu’elle le connaît pas, qu’elle l’a jamais vu, mais qu’elle se sent bien. et ça en dépit des bleus qu’il lui aura laissés et du couteau qu’il ne cesse de presser sous son menton.
c’est parce que y’a quelque chose dans son regard qui l’attire comme un aimant et nour, elle y peut rien. ce mec il sort de nulle part, avec ses cheveux longs qu’elle a envie de toucher pour voir s’ils sont aussi doux qu’ils n’y paraissent, son regard de louveteau blessé et blessant et ses excuses à deux balles. pourquoi tu t’excuses ? fait-elle au bout d’un moment, tendue de nouveau.
la magie de ses grands yeux a pas duré très longtemps.
et puis il parle encore, et il a une voix de miel. de celles qu’on a envie d’entendre des heures durant. il dit n’importe quoi, pourtant. on dirait qu’il est fou. nour, elle s’énerve un peu et elle fronce les sourcils, tout comme il a fait. moi je fais rien, c’est toi qu’arrête pas de me suivre avec tes potes. j’vous vois partout, j’en ai marre. elle serre son bras plus fort, sans même chercher à l’éloigner. comme si elle s’y accrochait plutôt que d’essayer de s’en sauver.
et maintenant ? tu vas m’tuer ?
elle espère pas. ce serait con.
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Atlas Noor
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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Mar 7 Fév - 18:54

on se regarde, on observe chaque trait de l'autre, on cherche les failles. quand j'entends sa voix, mon coeur bat un peu plus fort. juste un peu. j'sais pas... ouais, pourquoi je m'excuse ? parce qu'elle a peur, et qu'elle ne veut pas mourir sous mon couteau ? parce que j'ai pas envie de lui tourner le dos et qu'elle ne me regarde plus ? parce qu'en fait, je regrette vraiment de l'avoir frappée ? et cette obsession qui tourne, je voudrait continuer de plonger dans ses yeux qui me renversent et me poignardent de part en part. quelle blague. j'ai l'impression moi aussi de me perdre dans ce jeu là et étrangement, j'ai pas tellement envie de résister non plus. elle est toujours sur la défensive, agressive. alors j'oublie les lumières dans ses prunelles, parce que ça m'agace franchement. je te signale quand même que c'est pas moi qui me suivait moi même. j'hésite. lui donner des explications. les incestes sont pas censés être connus. j'ai à lui parler. j'la connais pas. t'es qui, pour nous avoir remarqué ? elle continue de me scruter. elle dit rien. mais elle a pas tellement besoin de parler. juste sa main qui enserre mes bras, ses cheveux qui sont éparpillés sur le bitume, et la lune, qui se lève, qui éclaire nos carcasses. j'arrive plus à trouver ma respiration, quand elle me demande, si je vais la tuer. non, non, bien sûr que non... je lui souris, à la demoiselle, et je me relève, range mon couteau. j'aimerais lui tendre la main, mais si ça se trouve, elle en voudra pas de ma main. elle lui cracherait dessus. sincèrement, ça me ferait mal. je ramasse son flingue, mais je lui redonne pas. j'ai pas trop confiance. elle a des bleus partout, et elle saigne un peu. j'y suis pas trop allé de main morte. désolé, encore. si je m'attarde trop, je vais me faire taper dessus. casse toi ! mais j'ai pas envie qu'elle s'en aille.

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Nour Effner
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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Mar 7 Fév - 20:02

et maintenant, c’est un peu comme si c’était fini, la magie de l’instant.
maintenant y’a juste leurs deux corps qui leur font mal,
lui sur elle et elle sous lui.
y’a la menace de son couteau sur sa trachée et l’orage qui gronde dans ses prunelles tandis que lui, il parle. qu’il cesse, si c’est pour dire n’importe quoi. ben non, t’es con ou quoi ? elle l’a sorti du tac au tac, comme un enfant qui veut avoir le dernier mot. elle se prête au jeu dangereux de la palabre. nour elle s’y débrouille, et parfois même elle arrive à blesser les gens.
et puis vient le moment où faut se présenter, dire qui on est. mais nour elle veut pas si lui il veut pas.
lui et elle, c’est deux squelettes d’ivoire qui se regardent à travers la fenêtre,
sans bouger,
pensant qu’c’est un miroir.
deux cons qui se refusent à briser la vitre en premier. qui retardent tout, jusqu’au moment où leur tout va exploser. j’suis personne, vous êtes juste pas discrets. la contre-attaque bancale, le ton peu sûr qui va pas avec. elle lui dira pas qu’elle les a suivis en se basant sur une impression et que lui et les autres, on aurait juste dit trois êtres de cristal à qui le soleil, dans sa bonté profonde, aurait retiré les ombres. elle lui dira pas qu’il est sacrément fort. que les types de son genre, elle les remarque avant même qu’ils arrivent, d’habitude.
il dit pardon trois fois. il se relève, comme par peur de la toucher. il range l’arme, dans la hantise de la blesser. c’est drôle, mais elle aimerait presque qu’il recule pas. qu’il reste comme ça, avec sa lame effritée qui lui tâte la gorge. et tant pis si pour ça, il doit la crever.
et puis
et puis il sourit.
et nour
nour, elle
elle
euh
elle sait pas quoi faire.
elle a rarement vu quelque chose de si beau.
ça lui fait exploser des météorites dans les orbites.
j’t’aurais pas laissé faire. mais elle aime pas penser des trucs comme ça. elle sait que c’est mal, qu’elle a pas le droit. alors elle fait fi de son propre œil rebelle, elle fait comme si elle voulait qu’il ait cessé d’sourire.
elle se relève aussi. elle a mal aux côtes.
elle va pour récupérer son arme qui gît au sol. mais il l’a récupérée avant elle. et pendant qu’il la regarde le regarder voler ce qui est à elle, il s’excuse. encore. mais ta gueule ! oups, c’est sorti tout seul. nour, elle part au quart de tour. c’qu’elle pense c’est beau mais comme elle peut pas le décrire, elle dit que des trucs laids. c’est peut-être pour ça qu’on ose pas trop l’approcher. nour, elle explose pour rien. juste parce qu’elle a envie d’exploser.
nour, au lieu de lui demander de sourire encore, elle lui dit de fermer sa gueule. elle a pas compris que c’est pas comme ça que ça marche. elle comprendra jamais.
et nour, elle s’approche. elle fait un pas. elle en fait deux, et même plusieurs. et lui, il bouge pas. il devrait, pourtant. il devrait. non, j’me casse pas. j’ai pas envie, je reste là. du bout du doigt, elle essuie le sang qui lui brûle la lèvre, elle le sent, tout vermillon qu’il est. ça fait mal. ça la lance dès qu’elle parle un peu trop fort.
donne, c’est pas à toi. et l’air s’est fait plus menaçant que jamais. le ton presque méchant. et sois pas désolé. aie pas cet air triste qui te va pas. moi j’le suis pas. arrête de dire des choses que j’arrive pas à dire. ça fait qu’la rendre encore plus pathétique.

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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Mer 8 Fév - 8:13

des éclats rouge cerise se dispersent de ses jolies lèvres, où le contour si attirant contraste avec son visage aux allures décidées. ils s'envolent et viennent se déposer sur sa main qui à chaque mouvement, est emprunt d'une grande beauté. elle insulte, elle rage, elle gueule, elle a beau s'époumoner, je ne cille pas. pas trop. j'essaie de paraître normal, derrière une façade, de ne pas sembler affecté par ses vociférations empoisonnées. son venin qu'elle me balance à la figure est trop vite sorti pour être pensé, trop méchant pour être pesé. c'est une petite insolente, mais involontairement. je frémis quand elle s'approche, j'ai l'impression que si encore j'ose lui adresser quelque chose, un sourire, un regard, n'importe quoi, elle s'évanouirait. bouleversé, j'ai ce sentiment. l'instinct d'avoir trahi une part de moi même. pourquoi ? tout sombre dans une admiration pour cette fille. elle n'a vraiment pas de nom ? si, sûrement, elle est juste en train de jouer avec mes nerfs. je la bois des yeux, mais la tension est palpable. je sais pas si j'ai le droit, si je peux regarder une fille d'un clan qui n'est pas le mien, de parler aux ennemis, aux opposants, ceux qui m'ont espionné et qui vont me trahir ? déballer tout sur tout ? maintenant, je ne peux pas détaler comme elle, si elle rapporte tout à ses chefs, c'en est fini de moi. et des incestes, peut-être, est-ce que je dois mettre en péril notre famille ? si je te laisse, tu diras rien à tes chefs ? je regarde l'arme. six balles. je dois avoir sa promesse. sinon... et bien, je sais ou la pointe de mon couteau va finir. à côté de nous, un immeuble déprimant et insalubre, aux fenêtres brisées, me tend les bras. je vide les munitions du flingue dans ce dépotoir urbain, dégueulasse. tiens. dis-je en lui tendant ce qui lui appartient. et puis, juste après, je sais pas trop pourquoi, on se retrouve tous les deux l'un contre l'autre, ou si près, que je tangue. je laisse tomber l'arme et mes mains glissent le long de ses bras. je sens son souffle près du mien. et toujours mon coeur frappe ma poitrine.
bordel.
sentir des papillons dans son ventre,
mourir sous la HONTE et L'INCERTITUDE,
ne plus avoir confiance, perdre sa force,
bordel.
ça va beaucoup trop vite, comme dans le train, au bord des wagons.
c'est ça, aimer ?

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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Mer 8 Fév - 18:54

il a l’air incertain, pas à l’aise, l’esprit malmené. mais ça se voit qu’il est fort, qu’il sait se contrôler.
sinon ça fait longtemps qu’il l’aurait frappée.
(encore.)
et nour, elle sait qu’elle devrait être contente de s’dire que c’est peut-être de son fait, que c’est ses propres mots qui l’ont gêné et le font hésiter. que c’est rien qu’avec sa méchanceté qu’elle arrive à le faire tomber.
mais non.
nour, ça lui fait de la peine. ça la met mal, elle aussi. elle sait pas ce qu’elle veut. enfin si, elle sait. elle sait qu’elle préférerait le voir sourire plutôt que reculer, qu’elle préférait quand il lui disait des trucs qu’elle comprenait pas plutôt que casse-toi.
parce qu’alors elle savait à quoi s’en tenir, elle avait de quoi parler, réagir. et maintenant qu’ils savent plus où se foutre, qu’ils se regardent en chien de faïence, elle est toute gênée. comme honteuse de lui avoir dit ta gueule.
elle ose même plus le regarder.  
et puis il articule quelque chose, enfin. c’est ce que nour attendait. qu’il dise un truc, n’importe quoi. qu’il les sauve tous les deux de ce ravin sans fond aux échos déchirés et déchirants. qu’il les empêche de tomber, carrément.
il parle de ses chefs, il parle de la laisser partir. il balance des si comme si c’était encore lui, qui décidait. nour elle se rappelle déjà plus que c’est lui qui a les armes, que c’est lui qui pourrait la tuer. il a dit qu’il le ferait pas. trois fois. mais nour elle le connaît pas, elle peut pas être sûre. alors elle hausse les épaules, elle garde son air farouche. elle a envie de se laisser aller, d’entamer une conversation basée sur autre chose que des menaces et des coups, mais elle peut pas. pas maintenant. et tu ferais quoi, si je promettais pas ? et elle continue de le provoquer, pour voir jusqu’où il peut aller.
tout l’monde peut menacer quelqu’un avec un couteau.
et puis il s’approche, et elle a un mouvement de recul. ça se voulait pas menaçant ni rien, pourtant. justement, ça fait encore plus peur.
y’a le bruit des balles qu’on laisse couler sur le bitume qui résonne fort dans la tête de nour. il s’approche encore, lui tend l’arme vidée. c’est tout ?
il dit plus rien ?
il a pas gueulé, il a rien relevé, il s’est pas fâché.
alors voilà, il veut vraiment qu’elle se barre. juste qu’elle lui promette qu’elle dira rien, qu’elle prenne ses clics et ses clacs et qu’elle s’en aille pour ne jamais revenir. mais nour, elle veut pas que ça se passe comme ça. elle veut rester encore pour le regarder sourire. alors elle lui dira pas. elle fera durer l’moment. elle ira jusqu’à oublier qu’il durera pas éternellement.
elle relève la tête.
leurs regards se croisent de nouveau. mais cette fois, il est plus près. trop près. le flingue est par terre, et nour a même pas envie d’aller le récupérer. sa peau touche la sienne.
elle frisonne.
et dans un geste pas du tout orchestré, elle fait grimper ses longs doigts sur la chair laiteuse. les resserre dans une pression délicate.
ils sont si près l’un de l’autre qu’elle pourrait l’embrasser.
là, comme ça.
suffirait juste qu’elle se penche. qu’il en ait envie, aussi.
nour. tout pour pas qu’il parte. je m’appelle nour et j’ai pas de chefs. y’a que moi, ok ? et elle l’a lâché.
des mensonges pour se protéger. pour avoir moins peur, pas se faire détester, aussi. s’il sait d’où elle vient, qu’est-ce qui l’empêchera de ressortir son couteau ? de lui dire de partir ? et pour de bon cette fois. j’ai personne à qui balancer.
et quand bien même, elle pourrait pas.
elle se le pardonnerait jamais, si un jour elle tombait sur sa carcasse pourrie au détour d’une ruelle.
jamais.

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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Mer 8 Fév - 22:25

elle ment, et je trouve ça dégueulasse. elle ment, parce qu'elle veut gagner du temps, parce qu'elle pense que c'est la seule façon de s'en sortir. mais c'est pas comme ça que ça doit se finir, du moins, je veux y croire. comme dans les romans, ça finirait en beauté, délicatement. arrosé non pas à l'eau de rose, mais à l'eau des larmes. l'eau qui ne sait que couler, mais pas dans la tristesse. dans la joie, et quelle joie ! sauf qu'elle ment, et alors que oui, il me suffirait de me pencher pour goûter à la volupté de ses lèvres, plus qu'à faire glisser mes doigts dans ses cheveux, je décide de rester figé, pierre, statue. mais quand sonne à mes oreilles un autre mot qui n'est pas une farce, je délie mes lèvres et je lui prends la main, la faisant remonter un peu entre nous. nour, ça me fait penser aux déesses égyptiennes et aux grandes reines d'une beauté extraordinaire. oh, comme je la trouve, elle, si gracieuse dans le soir, elle dégage un sentiment étranger qui me rend fiévreux, ivre, qui me fait me sentir bien pour la première fois depuis trop longtemps. même si c'est une monero et que personne n'ignore qu'elle est avec eve et nemo. elles aussi, ça fait longtemps que je ne les ai aperçu. oh que si, tu peux balancer, je suis sûr qu'il y a des oreilles qui pourront t'écouter. les alentours sont assombris, tout d'un coup, un vent frais s'est levé, et des chats sortent. des véhicules passent a toute allure dans les grands boulevards adjacents. et même, il y en a qui sont actuellement autour de nous. ce n'est pas vraiment un mensonge. c'est peut-être vrai, mais ça m'étonnerait, on me laisse tranquille souvent, quand j'exerce les basses besognes. je veux la rassurer, qu'elle n'aille pas croire que je ne suis pas venu seul. je fais glisser ma main et je touche sa joue. d'abord timidement, parce qu'avant, je n'ai jamais rien ressenti. elle se laisse faire, alors je dénoue mon masque, et je laisse courir mes émotions sur mon visage, se défouler d'avoir été retenues. atlas, c'est mon nom. je me fais violence pour ne pas la prendre dans mes bras, et, oserais-je le penser... goûter à un baiser, résultat d'un gribouilli d'interdits ? si je suis vu, je suis foutu, c'est toujours le même problème. alors, au lieu de la brusquer, je lui prends la main, et je la tire lentement, vers une autre fin, d'autres péripéties, alors qu'au sol gît une arme esseulée et oubliée.

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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Jeu 9 Fév - 0:43

sa main ne lui appartient plus, elle l’a léguée à un autre
comme on lègue une excuse.
c’est qu’après s’être brûlée la gorge, après l’avoir senti déçu, elle veut dire pardon. elle aussi. alors qu’elle disait y’a pas deux minutes qu’elle s’excuserait jamais. elle voulait pas le décevoir, elle voulait pas qu’il lui jette ce regard-là.
alors voilà, c’est d’accord, tiens, j’te donne ma main. mes doigts, mes ongles, mes jointures écrasées d’une vie entière à taper en vain sur des murs.
elle se serait donnée tout entière, s’il le lui avait demandé.
et puis lui, il dit des trucs très beaux. tout comme elle pourrait les penser,
et ça sonne encore plus beau en vrai.
lui, il lui dit qu’elle est belle, que c’est une reine.
ça la fait sourire, à nour. et ça fait briller des pépites d’un bonheur aveugle et con dans ses prunelles noires, plus noires encore car cachées par les sombres ombres de la nuit. heureusement qu’il la voit mal. car ainsi, elle peut se permettre beaucoup.
l’air qu’on oppresse, le sourire qui s’envole.
l’accusation est à peine voilée, la menace même pas dissimulée.
et nour, dans sa tête elle a une voix qui lui crie de reprendre sa main, de s’enfuir avec ce qui est à elle pendant qu’il en est encore temps. mais elle la fait bien vite taire. elle l’a dit : elle a pas envie.
d’un seul coup, y’a dix mille paires d’yeux qui les observent, autant de langues qui se délient, deux fois plus de lèvres qui les dénoncent. c’est une jungle d’insultes, c’est une pluie de balles qui arrivent à toute vitesse
et qu’ils voient arriver
de loin,
de très loin,
mais ne peuvent éviter.
au bûcher, écorchés. laissés au fond d’une benne.
putain de merde.
même shakespeare n’aurait pas fait subir un tel sort à son roméo et à sa juliette.
et puis le silence.
les yeux s’éteignent le temps de quelques mots, susurrés malgré les risques,
comme un condamné dirait je t’aime à sa bien-aimée une dernière fois au lieu de demander grâce à l’épée. comme celui qui sait que quoi qu’il fasse il est foutu,
alors tant pis. c’est parti.
on passe de lui à atlas.
atlas. atlas, comme le dictionnaire avec les cartes ? et le sourire de s’étendre, les yeux d’encore pétiller.
les gosses de s’évader. de courir pour pas qu’on les chope.
pour pas qu’on les crève, qu’on les ligote.
et tant pis s’il est trop rapide pour elle, tant pis s’il serre sa main trop fort, tant pis si elle a l’air conne avec son sourire béat qui s’fige dans le froid du vent.
on s’en fiche, c’est pas important.
et puis leur course effrénée s’arrête,
et puis les poumons se meurent.
cherchent de l’air, de l’oxygène sans tout de suite parvenir à en trouver.
alors nour elle tente quelque chose, sait-on jamais.
elle lui dit et puis avant même qu’il ne soit complètement tourné
elle se permet enfin de glisser ses mains fébriles dans les cheveux
d’atlas.
(et ouais, ils sont bel et bien doux.)
et elle colle son front au sien, paupières closes. mal fermées.
c’est la faute aux papillons qui s’battent dans son ventre. ils la font s’envoler.
alors nour, elle s’ose à effleurer ses lèvres carmin. avec une délicatesse éhontée. comme un enfant maladroit baiserait le pétale d’un coquelicot après qu’on lui ait dit que c’était une fleur fragile.
nour, elle veut voir si elle a raison. si c’qui bloquait c’était juste ça,
le fait que leurs souffles,
depuis toujours,
se cherchaient.
et ça marche, tout va mieux. tout va bien.
enfin.

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Atlas Noor
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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Jeu 9 Fév - 19:06

c'est une rose sur sa planète qui pousse, abreuvée par nos tendres murmures et notre gêne commune, écrasée par le besoin d'aimer, et cette rose, sans épines, fleurit dans nos cœurs et dans nos yeux dès que nous osons les lever. à notre tour de danser sous les étoiles, comme des amants qui se retrouveraient après tellement d'embûches. mais nous, on ne s'était pas encore trouvés. on se cherchait pas. on laissait le temps passer, et avec lui la vie. nour possède une poésie en vers libres dans ses gestes, et dans notre sentier des écoles buissonnières, nous exprimons une caresse sentimentale qui retenti comme une claque. une violente douceur dans le tango ininterrompu de nos démarches peu sûres. oui, atlas comme ça. je lui souris, et quand nous partons courir et rire, dans un précaire équilibre, et qu'elle m'appelle, quand elle glisse ses phalanges si près de mon visage, un frisson me parcourt, mais pas de peur. je ne sais pas trop ce que c'est. tant pis. alors, je l'enlace, encore avec méfiance, puis j'oublie tout et je la sers tout contre moi, nos visages se rencontrent dans un échange silencieux, et nos lèvres peuvent enfin se savourer. explosion. de tout, de rien, mais explosion. je ferme les yeux et je m'abandonne à ses mains, à cet être merveilleux, fabuleux, qui me fait plonger sous un soleil de démence et me fait grimper en haut d'une montagne de vertiges. et nous montons tous les deux, portés par un espèce de nuage, c'est utopique, c'est pas réel mais nous sommes dans le rêve, de toute manière, chamboulés et amoureux. un peu incompris mais le langage que nous parlons je voudrais qu'il n'y ait que nous qui le comprenions. nos corps ont depuis longtemps cessé de se battre l'un contre l'autre, les coups que nous nous sommes envoyés nous les avons rejetés, et maintenant, maintenant ? je me retire, doucement, mais on me pousse à recommencer. très près, nous sommes, et je l'observe. est-ce qu'elle ressent autant de choses ? est-ce qu'elle n'est pas comme ces femmes qui se vendent ? est-ce que ça va durer ? encore une fois, nos lèvres se touchent, serment invisible mais électrique. oh. je suis amoureux. ça m'est tombé dessus, comme ça, il y a cinq minutes. j'allais la tuer, mais c'était une reine dépourvue de diadème. c'était un trésor, une rivière de perles, dans laquelle je me suis noyé. quand encore je la quitte, je me rends compte que je pourrais pleurer. mais je ne veux pas. oh, nour... je soupire, parce que si c'est éphémère, qui plantera le pieu dans ma poitrine ? tu es ma reine, mon égyptienne, tu veux bien que... une mèche descend sur ses yeux. je l'enroule autour de mon doigt. que je sois ton roi ?

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Nour Effner
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MessageSujet: Re: oriflammes (atlas)   Ven 10 Fév - 13:24

s’emmêlent leurs bras, leurs bouches et leurs cheveux. fusionnent leurs deux carcasses fatiguées, leurs deux cœurs tout excités. s’arrêtent de fonctionner les cerveaux, le temps d’un instant.
et putain c’que ça fait du bien.
leur étreinte sent la fleur, l’herbe des prés et le ciel bleu. tout pour jurer avec le gris du bitume, l’air vicié (vicieux) et la noirceur des cieux au-dessus de leurs têtes d’enfants heureux.
tant de parfums exquis que nour ne connaît pas et ne pensait jamais connaître.
si elle avait su que l’inconnu sentait si bon, elle aurait fait quelque chose de fou longtemps avant.
c’est comme s’ils étaient seuls au monde, comme si rien ni personne n’aurait jamais pu les arrêter. comme si seuls leurs sourires béats pouvaient empêcher leurs lèvres de se chercher.
qu’il fasse mine de se reculer, et elle part à sa poursuite, en redemande encore. tant et si bien que leurs baisers se font plus osés, plus longs, plus désespérés et amoureux que les précédents. mais toujours doux, jamais violents ni trop pressés. car atlas et nour sont des enfants, et les enfants ont le temps.
nour, c’est plus des papillons qu’elle a dans son ventre, c’est toute une armée de petits oiseaux colorés. ils s’attrapent par les ailes avec délicatesse, font claquer leurs becs de velours et laissent ainsi s’échapper de leurs amours une symphonie légère qui chatouille le cœur de nour et lui fait oublier jusqu’à l’arme dans la ruelle d’à côté. et la lame sur sa trachée n’est qu’un lointain souvenir, une erreur du passé.
tant pis si s’aimer c’est dangereux, tant pis si on lui fait regretter chacun de ses baisers, tant pis si en fin de compte ça fait un peu mal.
ça, ce truc qui lui colle au cœur, ça fait briller ses yeux et ça la rend belle.
elle l’avait jamais ressenti, avant. elle savait pas que deux corps qui se touchent ça se fracassait pas avec chaos, dans une discordance de fin du monde.
là, c’est le début de quelque chose de nouveau. c’est l’arc-en-ciel qui apparaît dans le ciel alors qu’il pleut pas.
c’est beau. c’est eux.
les souffles se séparent mais les mains ne se délient pas. atlas… dès qu’elle ouvre les yeux, elle le dévisage comme si elle ne l’avait jamais vu. et à chaque fois, elle le trouve encore plus beau que précédemment.
il fait trop sombre pour qu’il la voie rougir.
d’accord. front contre front. tu seras mon roi. tout c’que tu voudras.
mais pas trop loin, y’a des bruits de pas. des gamins qui courent ? des voleurs qui fuient ? le petit monde d’atlas revenu le chercher ? j’y vais. elle peut pas prendre le risque qu’on les sépare, elle peut pas tout perdre alors qu’elle a encore rien gagné. elle veut pas risquer leurs vies. y’aura pas de baiser de trop.
on se retrouvera.
elle exerce de ses lèvres une dernière pression sur sa joue veloutée et d’un pas en arrière, leur belle union se déchire. c’est douloureux mais tant pis. vaut mieux ça qu’autre chose.
nour disparaît dans la nuit sans se retourner.
nour, elle se retourne jamais.
mais là, c’est pas l’envie qui lui manque.

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