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 mascarade, lazare. (terminé)

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Blue Ocean
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LES THUNES : elle vend son corps pour un peu d'oseille.
CLAN : les serafim, même si elle dénoue sa langue aux monroe's.
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MessageSujet: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 0:49

elle en peut plus blue. elle en peut plus de penser à lui, partout, tout le temps. c'est comme une maladie. un truc qui lui colle à la peau, dont elle ne peut plus se passer. elle compte les minutes à en perdre la tête. c'est ridicule, elle le sait. mais ça lui brûlerait les lèvres que de l'avouer. d'avouer qu'il est plus que les autres. qu'elle pourrait tout abandonner pour ce mec dont elle ne sait presque rien, mais qu'elle connait sur le bout des doigts.
elle connait les lignes de son corps et le moindre de ses grains de beauté.
elle connait son odeur qu'il laisse sur les draps quand il s'en va, qu'il la laisse seule.
elle connait la sérénade que joue son coeur quand ils s'aiment dans l'excès, à s'en griffer la peau.
lazare.
il a fait de son corps, un champs de bataille. et à l'agonie, elle en redemande. le supplie. ils se détruisent, se consument. c'est mauvais, c'est malsain, ça enivre, c'est divin.
elle rêve de ses mains autour de son cou. c'est pas des mots d'amour, mais elle trouve son salut dans la simplicité de leurs corps qui dansent, des nuits durant.
non, c'est pas comme dans les livres, non.
c'est pas rose. c'est pas lisse. c'est pas comme ça, non.
c'est violent.
c'est passer de l'amour à la haine en un claquement de doigts.
respirer les étoiles pour mieux suffoquer en enfer.

elle tourne en rond, ça la rend folle. blue, elle se maudit d'être à la merci de ses pulsions. la clope, les joints, l'alcool. tout, tout mais pas ça. tout mais pas lui.
elle s'en remettra pas.
y a pas de cure pour ce genre de chose.
pas de remède.

et pourtant, c'est son poing qui rencontre la porte. une fois, deux fois, trois fois.
elle peut pas attendre. elle veut le voir.

elle s'annonce même pas. elle vient en catastrophe, à bout de souffle.

ranime-moi.

mais blue, elle fera pas dans la dentelle. c'est pas de la tendresse qui s'échappera de ses lèvres. il ouvre, elle entre. elle s'en fout de s'il est disposé ou non à la recevoir.

- je veux que ça s'arrête.

ses yeux s'affolent. elle croit voir du rouge à lèvres sur le mégot d'une clope, ça la rend folle.

- tu vois d'autres meufs ?

elle a envie de le pousser. de le pousser à bout. elle cherche la bagarre, la petite bête.
elle veut faire gronder le tonnerre, sonner la tempête.
c'est comme ça qu'ils s'aiment.

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Lazare Serafim
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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 1:15

il est tard. trop tard.
t'es affalée sur ton canapé hors de prix, ce genre de meuble en cuir noble que tu maltraites de tes pieds encombrants. t'as passé la journée à déambuler à droite à gauche, t'as réglé des soucis avec certaines filles, t'as passé du temps avec ta chère mère par pure obligation. et maintenant t'as le regard absorbé par la télévision qui bourdonne, les images se succèdent mais rien ne semble atteindre ton cerveau éteins depuis bien trop longtemps. sans doute le bourbon que tu t'es envoyé tout à l'heure, y'a encore la bouteille qui traîne sur la table basse, les glaçons ont fini de fondre dans le verre.
il est tard. trop tard quand on frappe à ta porte. tu grognes depuis ton trône, l'animal ne veut pas être déranger. mais sa tape encore et tu te lèves, tu ouvres la porte d'un coup sec.
blue.
tes sourcils se froncent quand elle te bouscule pour entrer. t'as jamais aimé ça, quand elle débarque à l'improviste, quand elle se la joue petite amie effarouchée. quand elle balance des phrases qui n'ont pas de sens. tu claques la porte, ça fait trembler le mur. tu la contournes, tu l'ignores quand pourtant tu rêverais de la prendre dans tes bras. dévorer ses lèvres jusqu'à en mourir étouffer. tu t'arrêtes une seconde, tu la toises avant de ricaner bêtement. arrête de jouer les idiotes blue, arrête.
parce que ça pose un problème ? madame se fait tringler dans tout les sens et j'devrais rendre des comptes ?
t'es venimeux, tu te laisses tomber sur le canapé. ton attention se porte sur l'écran bleuté, juste pour ne pas lui faire ce plaisir-celui de n'avoir d'yeux que pour elle quand elle se trouve dans la pièce. machinalement tu te ressers du whisky, tu bois d'une traite, la morsure de l'alcool te fait grimacer.
que quoi s'arrête ? hum ?
que tu questionnes hautain, un sourcil arqué en sa direction. que quoi s'arrête, puisqu'il n'y a rien. que des ébats éphémères, des ébats calculés. de l'amour intemporel jamais déclaré, mélangé à l'argent sale que tu allonges sur son corps.
t'as plus de fric c'est ça ?
sourire narquois. une pipe pour cent balle, c'était ça la dernière fois non ? t'as la nausée à la regarder, à l'imaginer. nouvelle gorgée pour éteindre tes pensées.
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Blue Ocean
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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 1:49

elle sait la situation ridicule. elle contrôle pas ce flot intempestif de conneries qui profanent sa bouche. c'est son sang qui ne fait qu'un tour, son cerveau qui déraille. ou son coeur.

- ta famille s'en plaint pas. bien au contraire.

elle est belle blue. ses grands yeux bleus, sa bouche en coeur. son air insolent. ça attire les regards, les clients.
ça fait tourner le business, remplit les poches.
elle répond, mais le coup est brutal. un peu sonnée, elle tarde à reprendre ses esprits. elle se déteste. de le laisser la rabaisser comme ça. elle se déteste de lui donner tant d'importance. les mots font mal, plus tranchants que des lames. blue, elle sait comment lazare la voit. il comprend rien. il a toujours tout eu lui. l'argent. la liberté.
elle, ça n'a toujours été qu'une gamine des rues qui n'a connu que les fonds de bouteille et les insultes gratuites.
elle regarde le whisky et le serafim. elle fait le lien.
chassez le naturel, il revient au galop.

- on arrête de se voir. c'est terminé. t'iras te vider ailleurs. je pense que tu n'as que l'embarras du choix sous la main.


elle sait pas aimer blue. on lui a jamais appris. elle connait que ce qui fait mal. mais elle en crève. de lui, de ses bras. elle en crève d'envie. elle aimerait tellement lui dire ces choses qu'on ne prononce pas. elle aimerait tellement s'abandonner, rien qu'une fois.

"t'as plus de fric c'est ça ?"

elle fulmine, mais n'en fait rien. son visage ne se crispe pas, son océan fixe toujours l'ingrat, l'amant empoisonné. l'enfoiré qu'elle n'arrive pas à détester. pas totalement.

- ouais c'est ça ouais, j'ai plus de fric. mais je compterai plus sur toi pour m'en faire. j'ai plein d'autres clients qui m'attendent.

il reste les yeux rivés sur l'écran de télévision. mais elle sait qu'il entend distinctement le moindre de ses mots. c'est pas beau, c'est moche. toute cette provocation inutile, ce désespoir qui domine. mais elle cherche à le faire réagir et à voir que dans le fond, il tient à elle, malgré son boulot qu'il juge dégradant, malgré leurs différents. ça la prend à la gorge. c'est terrible, cette frustration. mais elle doit faire bonne figure. c'est pas maintenant qu'elle va dévoiler son jeu, perdre la face. alors, elle s'penche à son oreille.

- t'auras plus à te soucier d'où est-ce que je traine mon cul.

qu'elle murmure doucement. le manque de poésie, ça lui écorche la langue. elle a jamais rêvé de ça blue. de cette vulgarité des sentiments. mais c'est sa réalité à dédale. c'est le poison dans les veines, la luxure et l'enfer.

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Lazare Serafim
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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 10:48

cette manie qu'elle a, te rappeler sans cesse que ce n'est rien d'autre que ta famille qui s'occupe de vendre son cul. que tout ces mecs qui lui passent dessus vous rapportent gros. pas à toi personnellement, mais c'est ce trafic de corps humain qui fait ton nom. tu ne relèves pas, l'attaque était trop facile. trop habituelle. ouais, j'vends ton corps, même moi j'l'achète bébé. pathétique. tes dents se serrent quand elle continu dans son délire, arrêter de se voir ? n'importe quoi, elle croit au bon Dieu si elle espère partir d'ici avec cette idée en tête. blue elle t'appartient depuis que t'as posé tes mains sur elle, depuis que t'as goûté à sa peau sucré, depuis que ses hanches t'ont ensorcelé.
ouais c'est ça ouais, j'ai plus de fric. mais je compterai plus sur toi pour m'en faire. j'ai plein d'autres clients qui m'attendent.
tu ne la regardes toujours pas, tu veux faire semblant de ne pas écouter, de ne pas t’intéresser. pourtant chacun de ses mots percutent ton cerveau, s'infiltre dans tes neurones et font réagir le moindres de tes muscles -particulièrement celui de ta mâchoire. tu les retrouveras tous, les un après les autres, qu'ils soient de bons clients ou non, tu leurs défonceras le crâne à coup de batte de baseball. tout ses clients, jusqu'au dernier, toi, alors tu devras probablement te foutre un flingue dans la bouche et appuyer sur la détente.
t'auras plus à te soucier d'où est-ce que je traîne mon cul.
c'est penché à ton oreille qu'elle te souffle cette phrase, comme des mots coquins qui te feraient frémir. mais c'est tout autre chose qui naît en toi, c'est la haine, la colère qui dérange. l'animal réagi, l'animal attrape sa gorge et tu la fais basculer de force sur le canapé. la frêle blue entre tes mains sauvages. t'as le corps au dessus d'elle, genoux appuyé entre ses cuisses alors que ta main et toujours à sa gorge. tes yeux hurlent.
t'ira nulle part blue.
que tu craches à quelques centimètres de sa peau.
tu veux m'faire croire que tu peux te contenter des corps insipides contre le tiens ? sourire en coin. ta main desserre l'étreinte, et ton pouce glisse contre sa jugulaire.
que c'est pas moi que tu veux ? que c'est pas pour ça que t'es là ? parce que t'as senti l'appel insoutenable, celui qui nous lie malgré nous. et des voix te diraient de ne pas te faire tant de mal pour une putain, de la laisser faire, qu'elle aille se faire prendre par le premier venue, ceux qui ont moins de fric que toi. alors l'animal inconstant la relâche, tu te lèves passant une main dans tes cheveux. tu ris nerveusement.
dégage alors. tu veux que j'regarde ton emploi du temps pour ce soir ?
que tu balances en attrapant ton téléphone hors de prix. tout ce qu'elle fait, ça doit bien être noté quelque part non. tu pourras lui appeler un taxi même.
j't'appelle un taxi peut-être ?!
tes yeux sont plongés dans les siens maintenant, tu la testes, tu la défis de passer cette porte. alors que ton cœur, lui, bat la chamade à l'idée qu'elle s'échappe.
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Blue Ocean
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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 14:35

la sensation qui parcourt son être est délicieusement sinistre, alors qu'il empoigne son cou, la faisant sienne sous le poids de son corps. c'est toujours la même histoire. les esprits s'échauffent, le ton monte et tous deux sont incapables d'aligner les mots qui calmeraient les tensions et apaiseraient les moeurs. joute fiévreuse, corps à corps infernal, les voilà esclaves d'une nouvelle rencontre macabre. dessein funeste des astres. nébuleuse dévastatrice, merveilleuse. la beauté dans le chaos.
blue. il ne connait que blue, l'impudente aux mains baladeuses et aux cuisses peu farouches. mais que sait-il d'esma ? la gamine malheureuse qui ne rêvait que de s'envoler. qui ne rêvait que d'un monde meilleur.
vas-y, sers. plus fort. tue-moi. si c'est pas là, maintenant, ce sera plus tard. quand mon coeur n'en pourra plus d'hurler ton nom. quand mon corps s'enflammera de ne pas être tout à toi.
elle s'en fout des autres hommes. elle les méprise un peu plus à chaque poussée, à chaque orgasme bon marché qu'ils payent à l'aide de quelques dollars. elle les déteste quand ils retournent auprès de leurs femmes, la laissant à nouveau à son triste sort. seule. pas même assez bien pour ces salauds, ces chiens de la casse qui s'offrent l'amour comme on s'prend un mcdo.
elle répond pas, à quoi bon ? il doit le savoir, non ? il doit quand même le comprendre qu'elle ne fait pas cela par plaisir. c'était pas son rêve de gosse que de passer de main en main dans les ruelles glauques de dédale. c'était pas son rêve de gosse que de tomber pour un mec à filles, un fils de chien.
il abandonne l'étreinte. elle s'essouffle. c'était à son contact qu'elle respirait à nouveau. loin de lui, elle n'arrive plus à rien.
reviens.
son coeur bat difficilement dans sa poitrine en feu. elle perd pied, s'enlise dans ses tourments et ses mensonges, alors qu'elle reste allongée sur le canapé, à sa merci, le souffle court, la nuit sombre dans les yeux.
- fais-le. vas y. qu'est-ce que t'attends, hein ?!
aveuglée par ce sentiment meurtrier qui l'anime, la belle se relève et avec elle, sa lionne prédatrice, son instinct de survie qui pulse dans ses veines. elle préfère crever de le perdre que de le laisser gagner ce duel des fiertés. même si sa raison gronde, même si tout chez elle la somme d'abandonner. de renoncer à ce jeu qui n'en vaut pas la chandelle.
- tu me dégoutes. je te déteste.
je t'aime.
- je suis peut-être une pute, mais tu ne vaux pas mieux que moi. t'es juste le bâtard d'une putain qui ne se faisait même pas payer pour ça.
tout près de lui, elle déverse son venin sans mesure, sans prendre conscience des mots qu'elle lui inflige. c'est dégueulasse, c'est bas, ça ne vaut rien. comme elle, à cet instant. elle n'est rien d'autre que l'image qu'il se fait d'elle. rien d'autre que ce déchet immoral qu'il ne cesse de dépeindre. les mains posées sur son torse, elle le repousse de toutes ses forces, luttant contre ce flot de larmes qui lui sert violemment la gorge. non, elle ne pleurera pas. pas devant lui, pas comme ça. c'est le mépris qui voile sa tristesse. elle l'assassine du regard, les yeux revolver.
pourquoi c'est plus facile de cracher sa haine plutôt que de lui dire ce qu'elle ressent ? pourquoi elle détruit tout ce qu'elle touche, comme ça, tout le temps ? elle voulait les étoiles, l'amour et l'océan.
mais tout ce qu'elle a, c'est des regrets. et le poids de cet amour mort-né sur la conscience.

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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 17:39

fais-le. vas y. qu'est-ce que t'attends, hein ?!
ta gueule, ferme ta gueule blue. c'est ce que tes yeux lui hurlent, qu'elle se taise. qu'elle n'attise pas plus ta haine. parce que t'es déjà en train de regarder sur ton téléphone, tu sais déjà qu'elle bosse cette nuit. qu'un taxi viendra la chercher pour la livrer à son nouveau propriétaire d'une nuit. ça te rend malade. ça te rend complètement fou, mais tu ne dis rien, tu te tais encore une fois pour ne pas lui monter à quel point tu pourrais dérailler. elle le sait pertinemment. la lionne se redresse, elle s'approche de toi dangereusement, crache son venin. je suis peut-être une pute, mais tu ne vaux pas mieux que moi. t'es juste le bâtard d'une putain qui ne se faisait même pas payer pour ça. c'est pire qu'une claque. elle met le doigt sur le point sensible, parce que même si tu ne lui as rien dit, tout le monde parle. tout le monde raconte, peu importe la cible. l'insulte contre ta mère, l'insulte contre ton être. la vérité blesse plus que le reste. t'es qu'un bâtard lazare, une petite raclure, y'a que le nom qui fait office de couronne bancale. couronne en toc. t'as rien d'un grand serafim, pourquoi une pute te respecterai.
ta gueule.
c'est un ordre qui gronde au fond de ta gorge. et elle te pousse en guise de réponse. la lionne est virulente, toutes griffes dehors tu lis au fond de ses yeux qu'elle rêve de t'égorger. tu pourrais y lire la détresse également, mais t'es trop buté. trop vexé. t'es pas l'genre de mec qui rassure, t'es pas l'gars qui la prendra dans ses bras pour réchauffer son âme en peine. t'es l'amant maudit. l'amant méprisant. elle te vend son corps, et c'est toi la putain dans tout ça, c'est toi qui lui vend tes entrailles. dans des coups de reins brusques, des morsures douloureuses, à la place des mots qui n'ont pas leur place.
putain, mais c'est quoi ton foutu problème ?!
tu montes le ton, tu te rapproches d'elle. ton portable serré entre tes doigts qui blanchissent déjà sur l'appareil. ton visage déformé par la rage.
tu veux quoi ? hein, qu'est-ce que tu veux ?!
t'es à quelques centimètres de son visage, quelques millimètres de son visage. tes yeux noirs dans l'ouragan que sont les siens. parle bon sang, parle, hurle, griffe !
j'vaux pas mieux que toi, j'vaux pas mieux que toi ?!comme pour te rassurer toi même. j'vaux pas mieux qu'une pute de bas étage, même pas capable de garder un peu d'amour propre ! c'toi qui est toujours là, c'toi qui ronronne à peine j't'éffleure. c'toi qui réclame du fric pour me chevaucher.
et l'inverse est tout aussi vrai. ta main libre saisis son épaule pour l'empêcher de reculer, pour la coller contre toi. ta cage thoracique se soulève vivement contre sa poitrine, le cœur s'emballe sous son souffle. le cœur trahit l'animal.
tu voulais t'faire sauter avant d'aller bosser, c'est ça hein, c'est ça blue.
c'est soufflé contre ses lippes, c'est susurré presque. tu t'en fais la promesse, ce soir, elle n'aura pas ton âme. ce soir elle n'aura rien. pourtant t'as le palpitant au bord des lèvres.
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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Mer 8 Fév - 19:42

"j'vaux pas mieux qu'une pute de bas étage, même pas capable de garder un peu d'amour propre !"

ces mots, son frère aurait pu lui mettre les mêmes dans les dents à la virgule près. des atrocités qui lui mordent la peau et l'âme, comme des coups de couteau incessants. elle pleure pas, mais elle bouillonne intérieurement, terrassée par cette douleur qui la ronge et qui ne fait que s'intensifier à mesure qu'il lui vomit sa haine. elle devrait partir, prendre la porte, mais elle n'en fait rien. paralysée par cette main qui se pose sur son épaule, par ce corps contre le sien. son être tout entier s'affole. ses genoux manquent de la trahir. mais elle tient bon. elle ne lui fera pas ce plaisir.
pourtant, c'est son parfum qui l'enivre.
pourtant, c'est son regard qui lui fout la boule au ventre.
putain mais ressaisis-toi. barre-toi de là. c'est qu'un connard parmi tant d'autres.
mais c'est pas vrai. elle n'y croit pas à ce mensonge. il est différent et c'est ça qui la bouffe au creux de l'estomac. dans le fond, blue, c'est pas une lionne, mais un chaton terrorisé à l'idée d'aimer. parce qu'elle croit pas être digne de recevoir de l'amour en retour. et elle sait d'avance qu'elle se fera briser le coeur en mille morceaux. et ça, elle peut pas l'avaler. ça passe pas. mais elle ne le dira jamais. elle ne l'avouera jamais. trop occupée à frapper là où ça fait mal, car elle préfère être le bourreau que la victime.
le souffle chaud de lazare meurt contre ses lèvres rosées. un rien les sépare. et pourtant, un océan. comme un monde entre deux étoiles qui ne rêvent que d'être ensemble.
"tu voulais t'faire sauter avant d'aller bosser, c'est ça hein, c'est ça blue."
un silence, mais le vacarme. le grondement assourdissant de deux âmes en peine - qui peinent à se comprendre. oui. elle est venue avec cette idée en tête, blue. oui, son corps vibre de le savoir si près. si près d'elle. car elle est désireuse de l'aimer, toute la nuit s'il le faut, quitte à risquer sa peau pour avoir manqué à son devoir de passagère clandestine du taxi de la luxure et de la décadence. ouais, elle est prête à ça. pour lui. pour eux. mais il comprend pas. il lit pas entre les lignes et elle s'agace de sa propre connerie. c'est de sa faute et elle le sait. et elle entrainera ses regrets avec elle, six pieds sous terre.
elle passe sa main dans ses longs cheveux bruns, ne lâchant pas son regard. pas même une seconde, pas même un instant.
la tempête dans ses yeux.
ses yeux d'un bleu fiévreux.
"tu veux quoi ? hein, qu'est-ce que tu veux ?! "
des mots qui résonnent encore. elle peut pas répondre à cette question. elle ignore ce qu'elle souhaite réellement.
toi. même si c'est que sous les draps.
elle peut pas en demander plus. pas après tout ça. pas avec un pied dans la tombe.
alors blue, elle fait ce qu'elle sait faire de mieux. elle se mord la lèvre, elle l'aguiche du regard. et soudain, elle est coléreuse, mais d'une autre façon. c'est la passion qui résonne dans ses tempes, plus forte que jamais.
- prends-moi.
aime-moi.


"Non, pas sur les lèvres
Non c'est pas mièvre
C'est pas le trac
Mais je préfère me donner crue
Sans revers, ni refus
Rendons nous à l'évidence
Tout est cuit d'avance
Mieux vaut pas tenter sa chance
Rien ne dure
Au-dessus de la ceinture"

 

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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Ven 10 Fév - 0:52

elle est belle blue.
elle est magnifique blue.
et c'est bien ça le problème, c'est bien ça le problème. ce qu'elle créait au fond de tes entrailles. l'amour qui prend forme, la haine qui s'en mêle et le coeur qui ne sait plus où donner de la tête. t'as l'impression de te liquéfier à chaque seconde, quand elle joue la louve, quand elle se mord la lèvre comme maintenant, quand sa crinière vole dans les airs. tu deviens faible. comme tout ceux qui rêvent d'elle, tout ceux qui parcourent ses courbes et dévorent ses reins. t'as les dents qui se serrent quand son corps se rapproche et quand sa voix perce le silence environnant. prends moi. comme une supplication. une demande qui t'électrise, la décharge passe dans tout ton organisme mais c'est dans ton cerveau qu'elle s'arrête. tu pourrais la prendre là, comme la dernière des salopes. tu pourrais lui faire l'amour, embrasser chaque partie de son corps avec tendresse, voler la nuit du client et ne pas déposer de billet sur la table pour une fois. parce qu'elle t'aguiche, parce que c'est ce qu'elle voudrait, ce que tu lis au fond de ses yeux. la lionne s'abandonne l'espace d'un instant. ta main remonte jusqu'à sa nuque que tu serres doucement. t'es à quelques millimètres de ses lèvres, ton souffle caresse sa peau mais tu ne succombes pas. il y a toute la rage des jours passés qui prend le dessus.
tu payes combien ?
mots susurrés contre sa bouche. sourire en coin, sourcil arqué. hein, tu m'payes combien blue ? j'vaux quoi ?
depuis quand les putes exigent...
que tu craches maintenant. t'es mauvais. tu joues aux cons mieux que personne. la fierté est bien trop présente, elle écrase l'amour qui te torture. elle se délecte de l'instant où tu gagneras. ou alors tu perdras tout en un claquement de doigts.
allonge les billets, et là on verra.
tu ricanes comme le fils de riche que tu es. tu mets de la distance entre vous en retournant t'asseoir sur le canapé pour t'allumer une cigarette. reboire une gorgée de whisky.
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MessageSujet: Re: mascarade, lazare. (terminé)   Ven 10 Fév - 1:48

elle s'enivre de cette tension qui pèse lourdement dans la pièce. elle rêve de voir jaillir le feu et les éclairs. de jouir d'une tempête qui détruira tout sur son passage. eux aussi. surtout eux. ils n'y survivront pas. elle rêve de ça.
elle le croit au creux de sa main délicate. mais l'amant se fait capricieux et volatil et il écrase les espoirs de blue comme on le ferait d'un mégot de cigarette. pourtant, elle ne se laisse pas abattre. pas si près du but.
"depuis quand les putes exigent... "
ça l'a jamais dérangé auparavant pourtant. quand elle jouait avec lui comme on le fait avec une marionnette. elle est candide parfois, blue. mais pas totalement idiote. elle sait bien l'emprise qu'elle peut avoir sur le serafim. elle sait bien que s'il s'en foutait complètement, elle serait déjà dans le taxi.
et pourtant, elle est là, debout, chez lui. désireuse de consommer cet amour malsain et dévastateur. mais peut-être que c'est ce qu'elle veut blue - se brûler à la flamme de lazare jusqu'à n'être que poussière. elle aime ça, jouer avec le feu. jouer avec ses nerfs. c'est ce qui fait battre son coeur plus fort.
il rompt le contact, c'est vicieux. il lui manque déjà. son odeur, sa main sur sa nuque, son corps contre le sien. elle le déteste d'agir comme un connard. mais elle adore ça. elle se fait vilaine prédatrice qui veut manger sa proie.
c'est le monde à l'envers.
elle qui doit poser les billets sur la table. elle se mord à nouveau la lèvre. cette pensée l'enflamme.
elle se rapproche, le pas léger, la tête lourde de pensées.
elle lui arrache sa clope qu'elle laisse tomber dans le cendrier. geste coûteux, mais elle s'en fout. elle le veut rien que pour elle. être le centre de l'attention.
elle le chevauche, assise à califourchon.
elle ne dit rien. les mots seraient de trop.
c'est ses yeux qui parlent pour elle. ce ciel bleu plongé dans la noirceur étouffante.
elle tire quelques billets de son soutien-gorge, recompte les benjamin franklin.
blue, elle attrape doucement la main de lazare. elle se fait douce et délicate, elle fait danser ses doigts dans une lenteur exagérée. elle y dépose les dollars. fruit de son labeur des semaines passées.
- c'est bien ce que je te dois, non ?
pour les pipes et ces nuits où tu me criais de continuer.
elle fait resserrer sa main autour de l'argent. ennemi de cet amour bafoué. sali et corrompu.
elle le fixe toujours droit dans les yeux. c'en est presque indécent.
elle est étranglée par la fierté, blue. aveuglée par son égo.
elle lui donne un léger coup de bassin et lui vole un baiser. peut-être bien le dernier.
- je te laisse, j'vais bosser.
elle lui fait un clin d'oeil et se lève.
elle a l'sourire narquois aux lèvres, mais l'âme en peine.
 

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